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didier arnaudet

  • Biennale d'Art Contemporain d'Anglet 2013 - Films sténopé

    La nouvelle édition de la Biennale d’art contemporain d’Anglet se tiendra du 25 mai au 1er septembre 2013. Cette jeune Biennale a pour enjeu de proposer à des artistes contemporains de prendre possession du paysage singulier de la ville d’Anglet, station balnéaire du littoral basque. Cet été, une dizaine d’artistes et un collectif vont investir la ville en partageant leurs créations artistiques avec le public local et estival. Un appel du large, une invitation à se projeter dans un ailleurs.

    Didier Arnaudet.

    Proposition Biennale 2013
    Galerie Georges Pompidou - Bibliothèque municipale
    tous les jours 10h-12h et 14h-18h

    schlomoff,new york zéro zéro, amsterdam reconstruction, biennale d'Anglet, arnaudet, smooth one, film sténopé

    images extraites des films sténopé : "new york zéro zéro" & "Amsterdam reconstruction"


    Fragiliser notre certitude à voir le réel

    Faire des films avec des moyens techniques archaïques, comme le sténopé, consiste à spéculer sur les aberrations technologiques pour s’emparer de la poésie qui s’en dégage et parier sur un nouveau langage constitué d’images fragiles affectant la mémoire, au point que le réel n’est plus tout à fait reconnaissable. Face à ce manque d’identification, l’imaginaire se met en marche et le visiteur devient acteur de sa propre lecture de ce flux d’images qui lui parvient, aujourd’hui, d’un temps ancien. Jérôme Schlomoff profite de l’architecture du lieu d’exposition - un manège octogonal sous chapiteau - pour projeter simultanément une sélection de films sur les huit murs. Ces images archaïques produisent une perception poétique du réel, et s’opposent au brouillage opéré par les images hautement technologiques qui envahissent tout par leurs mises en boucle et banalisent le réel par leur répétition rebondissante.

    Installation, projection simultanée sur 8 murs des films sténopé :

    "new york zéro zéro" & "Amsterdam reconstruction" et de divres séquences de films sténopé.

    Musique SMOOTH ONE

    Lien pour voir la vidéo de travail de l'installation

    http://vimeo.com/67135014

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  • capcMusée d'art contemporain de Bordeaux - 40 ans

     

    Pour les 40 ans du capcMusée de Bordeaux, Didier Arnaudet, commissaire de l'exposition "La sentinelle", m'a invité à présenter quelques portraits. J'ai sélectionné 40 portraits accompagnés de 40 textes de Didier Arnaudet & le film sténopé "Marbre".


    Ici, le portrait de l'artiste Philippe Thomas comme sentinelle, photographié en 1990 pour le capcMusée...


     

    schlomoff, philippe thomas, didier arnaudet, capcmusée



    Présentation de l'exposition


    La sentinelle

     

    Conversations, dédicaces & autres partitions

     

     

    28 février – 8 décembre 2013

     

     

    Le capc est né d’un désir d’écriture, d’une constante recherche de s’adresser à l’autre. Effacée, déplacée par les œuvres dans la multiplication de leur apparition et de leur inscription, l’écriture n’a jamais cessé d’être souterraine, clandestine et d’imposer une attitude, une amplitude poétique. Jean-Louis Froment l’a souligné dès les premières expositions et a activé, avec une singulière obstination, ce désir d’interroger une lecture des œuvres comme un assemblage unique de signes et de sens capable de fixer dans la durée une vision intime. La création du Musée, en 1984, a été placée sous le signe d’une prise de parole plurielle et d’une proximité sensible avec Michel Montaigne. La programmation a toujours revendiqué une forte présence d’écrivains, poètes, penseurs sollicités comme les passeurs, les sentinelles nécessaires.

     

     

    *

     

     

    Je suis donc parti sur le principe d’écrire une exposition. J’ai convié, sous une forme à la fois incisive et ouverte, silencieuse et insistante, des figures puissantes, des voix décalées, élevées, des paroles en éveil, à l’affût, toutes inscrites dans la trame culturelle du capc comme des points de repère essentiels. Je les ai confrontées à des œuvres liées à l’histoire de ce lieu et de sa collection ou en résonance aujourd’hui avec cette histoire et mon propre parcours, et provoqué ainsi des rencontres inattendues, ramifiées, stimulées par les éclats incessants de cet inconnu qui creuse dans lequel René Char nous invite fortement à tournoyer. La nostalgie n’a pas de place dans cette proposition. Nulle envie de participer à une célébration des 40 ans du capc. Mais de faire avec ce moment particulier. Il s’agit de puiser dans cette matière, d’en prolonger les enjeux dans l’évènement d’un présent et de prendre le risque d’une expérience poétique, donc de s’exposer à l’indécision, au questionnement, à la mise à l’épreuve du regard et de la pensée, et de susciter des déplacements de frontières et de définitions.

     

     

    *

     

     

    L’art est cette sentinelle fragile, résolue et troublante, qui ne se préoccupe pas des notions de gain ou de perte parce que son champ d’action ne se situe pas dans une graduation de compétitions et de rendements, mais opère une élasticité du sens et place les choses et les idées dans une perpétuelle situation d’apprentissage. L’exposition la convoque dans un faisceau de conversations, de dédicaces et autres partitions. Conversations comme échanges, partages n’excluant nullement la confrontation, le trouble et le court-circuit, comme mobilité de la pensée aiguillonnée par des émotions, des bifurcations et des mutations. Dédicaces comme don, offrande, comme geste poétique de l’hommage, de la reconnaissance, comme légèreté de la référence, de l’écho, comme image, vibration, épisode de langage qui accompagnent tout cadeau amoureux, réel ou projeté (Roland Barthes). Partitions comme incitation à la participation, à l’interprétation, comme possibilités d’ouvertures, de déambulations et de découvertes, comme entrée dans des protocoles du regard, du monde, de la fiction, du poème tout en faisant le pari de l’audace et de la désobéissance à ces protocoles.

     

    *

     

    L’exposition pointe constamment un appel. Mais quel est cet appel ? Sans rapport avec la mécanique thématique, ni avec la caisse à outils et la fiche mode d’emploi, cet appel n’a pas le souci de la localisation. Insaisissable, donc jamais défini, il est d’emblée reconnu comme un point en fuite vers lequel pourtant il faut que toute l’activité se concentre. Ce qui compte, c’est de laisser de la place au visiteur, lui donner aussi le choix de la conduite à tenir et qu’il cesse de se sentir impuissant ou piégé sans pour autant lui faire croire à une généreuse complicité. Il est là pour s’engouffrer dans la moindre faille, agir à sa guise, ne pas rester étranger à la possibilité de rencontre, saisir au vol ou brutalement tourner les talons. Ce qui importe, ce n’est pas de s’en tenir à ce qui est offert, mais de parcourir des étendues à lire, à voir et à vivre, de multiplier les orientations, de changer d’avis et d’aller chercher ce qui n’est pas encore là. C’est d’être attentif à ce qui vient de loin et de s’en rapprocher sans tarder, et de prendre le déjà-là pour quelque chose qui ne peut tendre que vers l’ailleurs.

     

     

    Didier Arnaudet


     

    LA SENTINELLE

     

    Conversations, dédicaces et autres partitions

     

     

     

    Valério Adami

     

    Laurie Anderson

     

    Kader Attia

     

    Miquel Barceló 

     

    Roland Barthes 

     

    Jean Baudrillard 

     

    Bernd et Hilla Becher  

     

    Maurice Blanchot 

     

    David Boeno

     

    Christian Boltanski

     

    Pierre Buraglio

     

    Daniel Buren

     

    Jean-Marc Bustamante 

     

    Olivier Cadiot 

     

    Robert Combas

     

    Pascal Convert 

     

    Serge Daney 

     

    Jacques Derrida  

     

    Georges  Didi-Huberman  

     

    Hubert Duprat

     

    Richard Fauguet 

     

    Dominique Fourcade 

     

    Gilbert & George

     

    Nan Goldin

     

    Jean-luc Godard 

     

    Hervé Guibert 

     

    Peter Halley

     

    Simon Hantaï

     

    Keith Haring

     

    Fabrice Hyber 

     

    Anne Marie Jugnet

     

    Jannis Kounellis 

     

    Wolfgang Laib

     

    Luc Lauras

     

    Sherrie Levine

     

    Richard Long

     

    Benoit Maire

     

    Didier Marcel

     

    Mathieu Mercier

     

    Mario Merz

     

    Annette Messager

     

    Juan Muñoz

     

    Jean Luc Mylayne 

     

    Valère Novarina 

     

    Gina Pane

     

    Jack Pierson

     

    Julien Prévieux  

     

    Pascal Quignard

     

    Younès Rahmoun

     

    Jean Pierre Raynaud 

     

    Denis Roche 

     

    Georges Rousse

     

    Claude Rutault

     

    Sarkis  

     

    Jérôme Schlomoff

     

    Richard Serra 

     

    Philippe Sollers

     

    Jean-Paul Thibeau

     

    Philippe Thomas

     

    Wolfgang Tillmans

     

    Claude Viallat

    Carmelo  Zagari


    info capcMusée: http://www.capc-bordeaux.fr/programme/le-capc-40-ans

     

     

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  • Exposition - "L'atelier schlomoff 100 portraits et plus si affinités"

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    Vernissage le 27 septembre 2012 à 18:00 h
     

    « Le portrait comme fondement de tous regards »

     J'ai commencé à faire des portraits  en 1982. Ce travail est pour moi la base fondamentale qui structure mon regard de photographe. Aller à la recherche du regard de l'Autre, renvoie à soi, à son propre regard. Cet échange se joue au plus profond de notre inconscient. Au-delà de la surface visible de l'être, au-delà des informations décodées par le conscient qui organise le paraître. En profondeur de regard, on accède aux informations secrètement enfouies dans la mémoire de notre propre inconscient. Le portrait est un fantastique catalyseur de nos émotions. Porter un regard sur l'autre apprend à regarder le monde qui nous entoure, renseigne sur les événements qui rendent sensibles notre regard. Faire le portrait de l'Autre, c'est faire le portrait de son propre regard à l'affût d'une vérité qui nous échappe à la surface lisse du conscient. C'est s'ancrer au plus profond de l'âme pour interroger la mémoire subconsciente qui agite nos sens. Faire des portraits, c'est tenter l'approche la plus fine d'une vérité inatteignable.

     

     Jérôme Schlomoff.


    COMMUNIQUE DE PRESSE

    « Passez me voir à l’atelier, je vous montrerai mon travail… »

     

    Cette exposition s’efforce de mettre en avant le parcours de trente années de portrait. C’est autour des portraits des lauréats de la Fondation Prince Pierre de Monaco, réalisés par Jérôme Schlomoff, chaque année depuis 2006, que s’organise l’histoire de ce parcours qui invite à la visite de l’atelier du photographe.

     

    Ici, l’espace d’exposition est détourné en atelier. Il n’est pas question d’une reconstitution de l’atelier, mais il s’agit plutôt de l’idée qu’on peut s’en faire et surtout de montrer ce qui se passe dans ce lieu si intimement associé à la création, afin d’en apprécier toutes les composantes, avec ses ramifications, ses développements, ses affinités

     

    Autour d’une sélection de 100 portraits, Jérôme Schlomoff nous ouvre ses archives personnelles, constituées de tirages argentiques de collection, de photocopies d’images de référence, de films sténopé, de textes et même de musique.

     

    -          Comme dans l’atelier où les tirages de collection sont présentés étalés au sol sur une bande de papier de fond blanc, les portraits sont posés à plat sur des planches à 50 cm du sol.

    -          Comme dans l’atelier où les murs servent à l’affichage d’images de référence ou de travail, des photocopies, en relation avec certains portraits, sont scotchées aux murs.

    -          Comme dans l’atelier, on peut visionner des films sténopé qui abordent le thème du portrait, ou s’installer à la table de lecture pour découvrir les liens qu’entretient le photographe avec les écrivains, autour de la question du portrait et de ses dérives entre la photographie & la littérature… C’est dans ce partage que Jérôme Schlomoff a invité l’écrivain & poète, Didier Arnaudet, à écrire pour chacun des 100 portraits, un texte bref, à la fois incisif et incertain, comme le fragment, l’éclat d’un récit, d’une fable, d’une anecdote, d’un souvenir ou d’un propos rapporté, détourné ou rêvé. Tous ces textes s'articulent autour d'une interrogation, d’une interpellation ou de l’appel infini d’une bifurcation, ce qui permet de donner une cohérence à des propositions très différentes, mais aussi d'entretenir une forme d'énigme permanente. La pratique du “vous” confronte à la tension provoquée par cette alliance singulière entre la distance qui libère, dénoue, et l’étrange proximité qui intrigue, dérange parfois. Il est difficile de savoir qui parle : Le modèle ? Le spectateur ? Le photographe ? Cette indétermination implique le regardeur dans l'image et le fragment d'histoire que le texte convoque. Il devient un élément actif, nécessaire du dispositif. Le décalage entre le texte et l’image, c’est la possibilité pour l’écrivain d’être au plus près de la démarche du photographe. C’est l’effet de fiction que tout cela déclenche qui motive cette rencontre entre l’écrivain et le photographe.

    -          Comme dans l’atelier où Jérôme Schlomoff bricole ses appareils et caméras sténopé, expérimente ses installations de chambre sténopé, et bien sûr, fait du labo, on pourra visiter la chambre sténopé, qui symbolise à la fois le laboratoire, et l’appareil photo. Le photographe a créé spécialement une installation sténopé qui place le visiteur à l’intérieur de l’appareil photo. La salle est plongée dans le noir. Juste un trou dans la fenêtre centrale, par lequel la lumière du jour qui s’y engouffre, projette dans tout l’espace (sol, murs, plafond) l’image du dehors à l’envers et inversée. Le port de Monaco se retrouve au plafond. Les nuages et le sommet de la colline se retrouvent plaqués au sol, la droite et la gauche s’inversent. Des écrans de papier calque sont placés dans l’espace, la lumière qui les touche matérialise une partie de l’image qui se projette, c’est un recadrage visible des deux côtés. Le photographe a demandé à Smooth One de composer un univers musical pour cette installation. C’est un développement des collaborations précédentes, où Jérôme Schlomoff avait confié la musique de ses films à Smooth One. Pour ce projet, le compositeur s’est inspiré des petits bruits mécaniques de la « vie de l’atelier », et plus spécifiquement du laboratoire, où se révèlent les images dans la pénombre…

     

    Enfin, une visite d’atelier se clôture souvent par quelques images emportées. Elles sont achetées, offertes ou confiées pour un quelconque usage, sous la forme de photocopies de travail, d’un book ou d’un cd. Dans le cadre d’une exposition, on peut repartir avec le catalogue ou des cartes postales. Ici, puisque nous sommes dans l’atelier, le photographe nous invite à constituer notre propre livre en écho avec l’exposition. Au centre de l’espace, sont placées 100 rames de 500 photocopies représentant les 100 portraits accompagnés des textes écrits par Didier Arnaudet. C’est un livre ouvert, « le chemin de fer » comme on dit dans l’édition, posé sur 4 tables à 50 cm du sol, entre lesquelles on peut se déplacer pour faire son choix. C’est gratuit, on peut prendre le nombre de photocopies qu’on souhaite, même les 100. On vous donnera une enveloppe pour emporter votre livre. La seule condition est de ne pas prendre plusieurs photocopies du même portrait.

     

    "L'atelier schlomoff 100 portraits et plus si affinités"

    100 portraits accompagnés de 100 textes de Didier Arnaudet

    150 photocopies de photographies en lien avec certains portraits présentés

    3 films sténopés

    1 salon de lecture

    1 projection numérique d'un portrait argentique

    1 installation chambre sténopé avec une musique de Smooth One


    Portrait de l'affiche : Leo Castelli - Marchand d'art - Paris 1986 © schlomoff.


     

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