20/05/2013
Biennale d'Art Contemporain d'Anglet 2013 - Films sténopé
La nouvelle édition de la Biennale d’art contemporain d’Anglet se tiendra du 25 mai au 1er septembre 2013. Cette jeune Biennale a pour enjeu de proposer à des artistes contemporains de prendre possession du paysage singulier de la ville d’Anglet, station balnéaire du littoral basque. Cet été, une dizaine d’artistes et un collectif vont investir la ville en partageant leurs créations artistiques avec le public local et estival. Un appel du large, une invitation à se projeter dans un ailleurs.
Didier Arnaudet.
Proposition Biennale 2013
Galerie Georges Pompidou - Bibliothèque municipale
tous les jours 10h-12h et 14h-18h
images extraites des films sténopé : "new york zéro zéro" & "Amsterdam reconstruction"
Fragiliser notre certitude à voir le réel
Faire des films avec des moyens techniques archaïques, comme le sténopé, consiste à spéculer sur les aberrations technologiques pour s’emparer de la poésie qui s’en dégage et parier sur un nouveau langage constitué d’images fragiles affectant la mémoire, au point que le réel n’est plus tout à fait reconnaissable. Face à ce manque d’identification, l’imaginaire se met en marche et le visiteur devient acteur de sa propre lecture de ce flux d’images qui lui parvient, aujourd’hui, d’un temps ancien. Jérôme Schlomoff profite de l’architecture du lieu d’exposition - un manège octogonal sous chapiteau - pour projeter simultanément une sélection de films sur les huit murs. Ces images archaïques produisent une perception poétique du réel, et s’opposent au brouillage opéré par les images hautement technologiques qui envahissent tout par leurs mises en boucle et banalisent le réel par leur répétition rebondissante.
10:29 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : schlomoff, biennale d'anglet, didier arnaudet, smooth one, film sténopé, newyork zéro zéro, amsterdam reconstruction
25/04/2013
N°5 CULTURE CHANEL - Palais de Tokyo Paris - Films sténopé
N°5
CULTURE CHANEL
5 MAI - 5 JUIN 2013
PALAIS DE TOKYO
PARIS
Image extraite du film sténopé 35mm. "N°5 CULTURE CHANEL"
"L'appartement, les fleurs animées".
(Vitrine N° 825)
Venez découvrir 15 Films sténopé (dont 9 nouveaux) réalisés pour l’exposition « N°5 CULTURE CHANEL ». Ces films montrent des lieux où vécue Gabrielle Chanel en référence aux thèmes de l’exposition conçue par Jean-Louis Froment.
13:02 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : schlomoff, jean-louis froment, n°5 culture chanel, film sténopé, palais de tokyo
24/04/2013
Studio KO - "Sténopé d'Architecture" Villa E - Maroc
Nouveau projet de "sténopé d'architecture" pour l'agence STUDIO KO, au Maroc.
VILLA E
En attendant les tirages des vues prisent depuis 3 chambres de la "villa E", au pied de l'Atlas, je vous invite à découvrir la projection sténopé de l'une des vues, photographiée à l'intérieur de la chambre orientée à l'est...
A suivre...
11:32 Publié dans Architecture, Photographie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : schlomoff, studio ko, sténopé d'architecture, villa e, karl fournier, olivier marty
17/02/2013
capcMusée d'art contemporain de Bordeaux - 40 ans
Pour les 40 ans du capcMusée de Bordeaux, Didier Arnaudet, commissaire de l'exposition "La sentinelle", m'a invité à présenter quelques portraits. J'ai sélectionné 40 portraits accompagnés de 40 textes de Didier Arnaudet & le film sténopé "Marbre".
Ici, le portrait de l'artiste Philippe Thomas comme sentinelle, photographié en 1990 pour le capcMusée...
Présentation de l'exposition
La sentinelle
Conversations, dédicaces & autres partitions
28 février – 8 décembre 2013
Le capc est né d’un désir d’écriture, d’une constante recherche de s’adresser à l’autre. Effacée, déplacée par les œuvres dans la multiplication de leur apparition et de leur inscription, l’écriture n’a jamais cessé d’être souterraine, clandestine et d’imposer une attitude, une amplitude poétique. Jean-Louis Froment l’a souligné dès les premières expositions et a activé, avec une singulière obstination, ce désir d’interroger une lecture des œuvres comme un assemblage unique de signes et de sens capable de fixer dans la durée une vision intime. La création du Musée, en 1984, a été placée sous le signe d’une prise de parole plurielle et d’une proximité sensible avec Michel Montaigne. La programmation a toujours revendiqué une forte présence d’écrivains, poètes, penseurs sollicités comme les passeurs, les sentinelles nécessaires.
*
Je suis donc parti sur le principe d’écrire une exposition. J’ai convié, sous une forme à la fois incisive et ouverte, silencieuse et insistante, des figures puissantes, des voix décalées, élevées, des paroles en éveil, à l’affût, toutes inscrites dans la trame culturelle du capc comme des points de repère essentiels. Je les ai confrontées à des œuvres liées à l’histoire de ce lieu et de sa collection ou en résonance aujourd’hui avec cette histoire et mon propre parcours, et provoqué ainsi des rencontres inattendues, ramifiées, stimulées par les éclats incessants de cet inconnu qui creuse dans lequel René Char nous invite fortement à tournoyer. La nostalgie n’a pas de place dans cette proposition. Nulle envie de participer à une célébration des 40 ans du capc. Mais de faire avec ce moment particulier. Il s’agit de puiser dans cette matière, d’en prolonger les enjeux dans l’évènement d’un présent et de prendre le risque d’une expérience poétique, donc de s’exposer à l’indécision, au questionnement, à la mise à l’épreuve du regard et de la pensée, et de susciter des déplacements de frontières et de définitions.
*
L’art est cette sentinelle fragile, résolue et troublante, qui ne se préoccupe pas des notions de gain ou de perte parce que son champ d’action ne se situe pas dans une graduation de compétitions et de rendements, mais opère une élasticité du sens et place les choses et les idées dans une perpétuelle situation d’apprentissage. L’exposition la convoque dans un faisceau de conversations, de dédicaces et autres partitions. Conversations comme échanges, partages n’excluant nullement la confrontation, le trouble et le court-circuit, comme mobilité de la pensée aiguillonnée par des émotions, des bifurcations et des mutations. Dédicaces comme don, offrande, comme geste poétique de l’hommage, de la reconnaissance, comme légèreté de la référence, de l’écho, comme image, vibration, épisode de langage qui accompagnent tout cadeau amoureux, réel ou projeté (Roland Barthes). Partitions comme incitation à la participation, à l’interprétation, comme possibilités d’ouvertures, de déambulations et de découvertes, comme entrée dans des protocoles du regard, du monde, de la fiction, du poème tout en faisant le pari de l’audace et de la désobéissance à ces protocoles.
*
L’exposition pointe constamment un appel. Mais quel est cet appel ? Sans rapport avec la mécanique thématique, ni avec la caisse à outils et la fiche mode d’emploi, cet appel n’a pas le souci de la localisation. Insaisissable, donc jamais défini, il est d’emblée reconnu comme un point en fuite vers lequel pourtant il faut que toute l’activité se concentre. Ce qui compte, c’est de laisser de la place au visiteur, lui donner aussi le choix de la conduite à tenir et qu’il cesse de se sentir impuissant ou piégé sans pour autant lui faire croire à une généreuse complicité. Il est là pour s’engouffrer dans la moindre faille, agir à sa guise, ne pas rester étranger à la possibilité de rencontre, saisir au vol ou brutalement tourner les talons. Ce qui importe, ce n’est pas de s’en tenir à ce qui est offert, mais de parcourir des étendues à lire, à voir et à vivre, de multiplier les orientations, de changer d’avis et d’aller chercher ce qui n’est pas encore là. C’est d’être attentif à ce qui vient de loin et de s’en rapprocher sans tarder, et de prendre le déjà-là pour quelque chose qui ne peut tendre que vers l’ailleurs.
Didier Arnaudet
LA SENTINELLE
Conversations, dédicaces et autres partitions
Valério Adami
Laurie Anderson
Kader Attia
Miquel Barceló
Roland Barthes
Jean Baudrillard
Bernd et Hilla Becher
Maurice Blanchot
David Boeno
Christian Boltanski
Pierre Buraglio
Daniel Buren
Jean-Marc Bustamante
Olivier Cadiot
Robert Combas
Pascal Convert
Serge Daney
Jacques Derrida
Georges Didi-Huberman
Hubert Duprat
Richard Fauguet
Dominique Fourcade
Gilbert & George
Nan Goldin
Jean-luc Godard
Hervé Guibert
Peter Halley
Simon Hantaï
Keith Haring
Fabrice Hyber
Anne Marie Jugnet
Jannis Kounellis
Wolfgang Laib
Luc Lauras
Sherrie Levine
Richard Long
Benoit Maire
Didier Marcel
Mathieu Mercier
Mario Merz
Annette Messager
Juan Muñoz
Jean Luc Mylayne
Valère Novarina
Gina Pane
Jack Pierson
Julien Prévieux
Pascal Quignard
Younès Rahmoun
Jean Pierre Raynaud
Denis Roche
Georges Rousse
Claude Rutault
Sarkis
Jérôme Schlomoff
Richard Serra
Philippe Sollers
Jean-Paul Thibeau
Philippe Thomas
Wolfgang Tillmans
Claude Viallat
Carmelo Zagari
info capcMusée: http://www.capc-bordeaux.fr/programme/le-capc-40-ans
18:34 Publié dans Photo & Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : schlomoff, philippe thomas, didier arnaudet, capcmusée
08/02/2013
Musée Nicéphore Niépce - La collection Lamarche-Vadel
3 portraits dans l'exposition, [BLV] 5, Finir en beauté :
Mario Merz - Olivier Mosset - Jean-Michel Sanejouand

Mario Merz - Artiste - capcMusée Bordeaux, 1992.
Présentation de l'exposition - communiqué du Musée Nicéphore Niépce
[BLV] 5, Finir en beauté
16 02 ... 19 05 2013
S’il était possible d’imaginer une fin à un ensemble d’expérimentations menées depuis 2003 autour de la collection photographique de Bernard Lamarche-Vadel, il faudrait partir du titre.
La fin, le collectionneur l’avait déjà imaginée, en 1981, autour d’une exposition de peintures intitulée Finir en beauté . Il s’agissait de finir en beauté une période pour en commencer une nouvelle. C’est à ce moment qu’il devint collectionneur de photographies, collectionneur acharné.
Pour l’exposition BLV5, Finir en beauté , la reprise de ce titre arriva comme une évidence et il devait occuper un espace à lui-seul, un espace non attendu dans la configuration normale des expositions au musée Nicéphore Niépce. Apparaître d’abord de loin et fonctionner comme un leurre. Avoir tout l’attrait d’une œuvre conceptuelle d’art contemporain sans en avoir la qualité. On aurait pu se contenter d’accoler à ce titre une citation rapportée du collectionneur, « Je vais partir mais dans un éclat », et les faire vivre dans une stricte intimité, en faisant l’économie des œuvres, de leur exposition même. Mais ce n’est pas non plus de cette fin-là dont il s’agit avec BLV5 .
C’est le TITRE et c’est la FIN. Puisque la collection s’en va, restituée à la famille Lamarche-Vadel.
Puisqu’elle a cheminé dix ans au musée Nicéphore Niépce en faisant l’objet d’une série de conversations entre œuvres, de jeux numériques lui ayant permis de voyager à Paris, à Lannion, en Arles, à Berlin.
Laissons-la se déployer à nouveau telle qu’elle est. Austère, sombre, mortifère, portée par le rouge et le noir, l’éclat et le malheur.
Arrimée à des piliers-cimaises formés de deux faces, on la verra selon l’envie, faite de sa litanie d’auteurs photographes de renom ou alors, on y reconnaîtra des paysages, des figures emblématiques du milieu de l’art et de la littérature.
Ainsi déployée, au moyen d’œuvres, exemplaires de la totalité des 1500 photographies, la collection de BLV arrive, contenue par de grands ensembles. De Joseph Beuys au singe castré de Bettina Rheims transparaît une même fixité troublante, un état de quelque chose qui n’est plus. Le temps s’est arrêté. Même le bonheur et les petits oiseaux semblent en être atteints. Mais la porte est ouverte et on entend les petits oiseaux, l’air est frais encore. Enfin, « nous sommes libres, le soleil est brisé, salut ténèbres. » (Alexeï Kroutchonykh, 1913)
Commissariat : Sonia Floriant
Cette exposition a été conçue à partir de la collection déposée au musée Niépce par la Succession Lamarche-Vadel et Lamarche
Liste des photographes exposés :
Félix Nadar, Jean-Philippe Reverdot, Josef Sudek, Gérard Dalla Santa, Etienne Carjat, Bettina Rheims, Umbo, Sophie Calle, Man Ray, Denise Collomb, Thomas Ruff, Bill Brandt, Brassaï, Philippe Bonan, Jérôme Schlomoff, Heinrich Kühn, Bernard Plossu, Berenice Abbott, Walker Evans, Lee Friedlander, William Klein, Weegee, Alfred Stieglitz, Lewis Baltz, Florence Chevallier, Jean-Luc Mylayne, Keiichi Tahara, Gérard Bustamante, John Coplans, Patrick Faigenbaum, Hamish Fulton, Lynne Cohen, Watkins.
info : http://www.museeniepce.com/index.php/exposition/actuelles...
09:09 Publié dans Photographie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : schlomoff, lamarche-vadel, portrait, collection, mario merz, olivier mosset, sanejouand, musée nicéphore niépce


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