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Photo & Film

  • Appartement22 - Résidence d'artiste - Rabat - Maroc

    « Projection Sténopé » Appartement22 – Rabat – 9/13 Mars 2015

     

     Projet présenté par Jérôme Schlomoff – Amsterdam – Janvier 2015

     

     

     

     

    appartement 22

    « Projection sténopé » l’Appartement22. Photo de la première installation en mars 2007. Photo DR, courtesy A. Karroum.

     

     

    Petit historique

     

    En mars 2007, j’ai été invité à l’inauguration de la Bibliothèque Associative Internationale d’Art Moderne & Contemporain, de Rabat, pour faire des portraits des membres fondateurs. C’est à cette occasion, qu’Abdellah Karroum m’a fait visiter pour la première fois, l’Appartement22. Il m’a proposé de m’inviter, prochainement, en résidence pour réaliser un projet de mon choix. Je lui ai alors répondu : « Pourquoi prochainement ? Si tu as une perceuse, je peux te faire un trou dans le store de l’appartement, et tu auras de suite une installation sténopé, originale et permanente, sous la forme d’une projection renversée, de la vue sur la rue, dans l’appartement. »

     

    Nous avons convenu de faire ce simple trou, comme première installation, et que nous prendrions le temps de développer ce projet ultérieurement…

     

    Il n’y avait pas de perceuse, mais dans la boîte à outils, j’ai trouvé une chignole et j’ai fait un trou, trop petit pour fonctionner correctement, alors je l’ai élargie, avec un gros tournevis. Ce trou était un peu « moche », mais c’est bien toute l’avenue Mohamed V, qui se projetait à l’envers dans la pièce, lorsque le store était fermé…

     

    Aujourd’hui, C’est dans le but de « réactiver » ce projet initial, que je suis invité à reprendre & développer la « Projection Sténopé » de l’Appartemment22.

     

     

    Le Principe de la chambre noire

     

    La camera obscura (chambre noire), munie de son sténopé (œil étroit), est l’ancêtre de l’appareil photographique.

     

    Il suffit de prendre n’importe quelle boîte étanche à la lumière et de percer un petit trou en guise d’objectif.

     

    La lumière qui entre dans la boîte, par l’étroitesse de ce trou, subie simultanément les deux effets optiques suivants :

     

    Focalisation

    l’image projetée par la lumière, au fond de la boîte, est nette.

     

    Diffraction

    l’image projetée par la lumière, au fond de la boîte, est à l’envers (haut-bas), et inversée (gauche

    droite).

     

     Avec le dessin ci-dessous, je vous invite à entrer dans une « camera obscura géante » pour observer ce phénomène.

     

     

    images-1.jpg

    Illustration D.R.

     

    Du sténopé à la « Projection Sténopé », en passant par le « Sténopé d’Architecture »

     

    J’ai toujours fait des photographies avec des appareils sténopé. J’en ai fabriqué de toutes sortes. Travailler avec un sténopé me permet de travailler autrement. C’est se « débarrasser » de « l’encombrante » technologie photographique, pour faire des images, avec un minimum de moyen.

     

    En 1996, je me suis basé sur le principe de la chambre noire pour réaliser mon premier « Sténopé d’Architecture ». Dans ce contexte, je transforme l’architecture en appareil photo. Je mets le bâtiment au noir, et je fais un trou (sténopé) aux fenêtres. L’architecture devient un appareil photo géant. Derrière chaque fenêtre, je fais des photographies de la vue observée, en plaçant un négatif en face du trou, que j’expose à la lumière qui entre par ce trou et projette l’image du dehors sur le négatif. J’ai eu recours au sténopé pour répondre à la demande qui m’était faite, de faire le lien en « Architecture & Photographie ». Quel meilleur lien que de transformer l’architecture en appareil photo, pour photographier ce que l’architecture nous donne à voir à travers ses « ouvertures sur le monde », que sont les fenêtres, comme autant d’objectifs en attentes ?

     

    En 2000, je me suis encore basé sur ce principe pour me fabriquer une caméra 35mm sténopé en carton. Une fois de plus, le recours au sténopé m’a permit de réaliser un projet que je ne pouvais pas envisager financièrement. Mais le plus important, c’est que les contraintes techniques que j’ai rencontrées, tout au long de cette expérimentation, m’ont conduit à élaborer un langage cinématographique propre à ce dispositif.

     

    En 2007, lorsqu’il a été question de m’inviter pour réaliser un projet de « Sténopé d’Architecture » de l’Appartement22, j’ai de suite pensé, qu’en attendant de faire ce « sténopé d’architecture », je pouvais mettre en place la « projection sténopé » qui nous permettrait de d’observer ce phénomène optique, comme si nous étions dans l’appareil photo. Ce geste spontané, de faire un simple trou, pour nous offrir la vision d’une projection sténopé dans un espace choisi, est différant de celui de se servir de l’architecture pour faire des photographies du monde qui l’entour. Ici, il est question de vivre émotionnellement l’expérience « renversante » de pénétrer dans la chambre noire de l’appareil photo pour observer la « projection sténopé ».

     

    Au-delà de cette approche, je souhaite profiter de la « réactivation » de ce projet de « Projection Sténopé », pour expérimenter et développer certaines interventions autour de l’idée de projection…

     

     

    Le projet

     

    1Réalisation d’un nouveau trou sténopé dans le store de la pièce principale de l’Appartement22

     

    2Calfeutrage au noir des éventuelles ouvertures au jour.

     

    3Réalisation d’un film numérique de la projection dans la pièce.

     

    4Expérimentation pour l’installation de petits écrans en papier calque et de miroirs, suspendus dans

    l’espace…

     

    5Réalisation d’un tracé au mur, de la projection sténopé, comme un dessin au trait de la projection.

    Il serait visible lorsque le store est ouvert (installation éphémère, pour la durée de la résidence) Je

    réaliserai des photographies & un film numérique pour garder mémoire de ce dessin.

     

    6 Un workshop autour du sténopé, sera organisé avec Jeanne Mercier, de l'association Afrique  in

    Visu

     

    infos Appartement22

    http://www.appartement22.com/spip.php?article398

     

    infos Afrique in Visu

    http://www.afriqueinvisu.org/

     

     

  • capcMusée d'art contemporain de Bordeaux - 40 ans

     

    Pour les 40 ans du capcMusée de Bordeaux, Didier Arnaudet, commissaire de l'exposition "La sentinelle", m'a invité à présenter quelques portraits. J'ai sélectionné 40 portraits accompagnés de 40 textes de Didier Arnaudet & le film sténopé "Marbre".


    Ici, le portrait de l'artiste Philippe Thomas comme sentinelle, photographié en 1990 pour le capcMusée...


     

    schlomoff, philippe thomas, didier arnaudet, capcmusée



    Présentation de l'exposition


    La sentinelle

     

    Conversations, dédicaces & autres partitions

     

     

    28 février – 8 décembre 2013

     

     

    Le capc est né d’un désir d’écriture, d’une constante recherche de s’adresser à l’autre. Effacée, déplacée par les œuvres dans la multiplication de leur apparition et de leur inscription, l’écriture n’a jamais cessé d’être souterraine, clandestine et d’imposer une attitude, une amplitude poétique. Jean-Louis Froment l’a souligné dès les premières expositions et a activé, avec une singulière obstination, ce désir d’interroger une lecture des œuvres comme un assemblage unique de signes et de sens capable de fixer dans la durée une vision intime. La création du Musée, en 1984, a été placée sous le signe d’une prise de parole plurielle et d’une proximité sensible avec Michel Montaigne. La programmation a toujours revendiqué une forte présence d’écrivains, poètes, penseurs sollicités comme les passeurs, les sentinelles nécessaires.

     

     

    *

     

     

    Je suis donc parti sur le principe d’écrire une exposition. J’ai convié, sous une forme à la fois incisive et ouverte, silencieuse et insistante, des figures puissantes, des voix décalées, élevées, des paroles en éveil, à l’affût, toutes inscrites dans la trame culturelle du capc comme des points de repère essentiels. Je les ai confrontées à des œuvres liées à l’histoire de ce lieu et de sa collection ou en résonance aujourd’hui avec cette histoire et mon propre parcours, et provoqué ainsi des rencontres inattendues, ramifiées, stimulées par les éclats incessants de cet inconnu qui creuse dans lequel René Char nous invite fortement à tournoyer. La nostalgie n’a pas de place dans cette proposition. Nulle envie de participer à une célébration des 40 ans du capc. Mais de faire avec ce moment particulier. Il s’agit de puiser dans cette matière, d’en prolonger les enjeux dans l’évènement d’un présent et de prendre le risque d’une expérience poétique, donc de s’exposer à l’indécision, au questionnement, à la mise à l’épreuve du regard et de la pensée, et de susciter des déplacements de frontières et de définitions.

     

     

    *

     

     

    L’art est cette sentinelle fragile, résolue et troublante, qui ne se préoccupe pas des notions de gain ou de perte parce que son champ d’action ne se situe pas dans une graduation de compétitions et de rendements, mais opère une élasticité du sens et place les choses et les idées dans une perpétuelle situation d’apprentissage. L’exposition la convoque dans un faisceau de conversations, de dédicaces et autres partitions. Conversations comme échanges, partages n’excluant nullement la confrontation, le trouble et le court-circuit, comme mobilité de la pensée aiguillonnée par des émotions, des bifurcations et des mutations. Dédicaces comme don, offrande, comme geste poétique de l’hommage, de la reconnaissance, comme légèreté de la référence, de l’écho, comme image, vibration, épisode de langage qui accompagnent tout cadeau amoureux, réel ou projeté (Roland Barthes). Partitions comme incitation à la participation, à l’interprétation, comme possibilités d’ouvertures, de déambulations et de découvertes, comme entrée dans des protocoles du regard, du monde, de la fiction, du poème tout en faisant le pari de l’audace et de la désobéissance à ces protocoles.

     

    *

     

    L’exposition pointe constamment un appel. Mais quel est cet appel ? Sans rapport avec la mécanique thématique, ni avec la caisse à outils et la fiche mode d’emploi, cet appel n’a pas le souci de la localisation. Insaisissable, donc jamais défini, il est d’emblée reconnu comme un point en fuite vers lequel pourtant il faut que toute l’activité se concentre. Ce qui compte, c’est de laisser de la place au visiteur, lui donner aussi le choix de la conduite à tenir et qu’il cesse de se sentir impuissant ou piégé sans pour autant lui faire croire à une généreuse complicité. Il est là pour s’engouffrer dans la moindre faille, agir à sa guise, ne pas rester étranger à la possibilité de rencontre, saisir au vol ou brutalement tourner les talons. Ce qui importe, ce n’est pas de s’en tenir à ce qui est offert, mais de parcourir des étendues à lire, à voir et à vivre, de multiplier les orientations, de changer d’avis et d’aller chercher ce qui n’est pas encore là. C’est d’être attentif à ce qui vient de loin et de s’en rapprocher sans tarder, et de prendre le déjà-là pour quelque chose qui ne peut tendre que vers l’ailleurs.

     

     

    Didier Arnaudet


     

    LA SENTINELLE

     

    Conversations, dédicaces et autres partitions

     

     

     

    Valério Adami

     

    Laurie Anderson

     

    Kader Attia

     

    Miquel Barceló 

     

    Roland Barthes 

     

    Jean Baudrillard 

     

    Bernd et Hilla Becher  

     

    Maurice Blanchot 

     

    David Boeno

     

    Christian Boltanski

     

    Pierre Buraglio

     

    Daniel Buren

     

    Jean-Marc Bustamante 

     

    Olivier Cadiot 

     

    Robert Combas

     

    Pascal Convert 

     

    Serge Daney 

     

    Jacques Derrida  

     

    Georges  Didi-Huberman  

     

    Hubert Duprat

     

    Richard Fauguet 

     

    Dominique Fourcade 

     

    Gilbert & George

     

    Nan Goldin

     

    Jean-luc Godard 

     

    Hervé Guibert 

     

    Peter Halley

     

    Simon Hantaï

     

    Keith Haring

     

    Fabrice Hyber 

     

    Anne Marie Jugnet

     

    Jannis Kounellis 

     

    Wolfgang Laib

     

    Luc Lauras

     

    Sherrie Levine

     

    Richard Long

     

    Benoit Maire

     

    Didier Marcel

     

    Mathieu Mercier

     

    Mario Merz

     

    Annette Messager

     

    Juan Muñoz

     

    Jean Luc Mylayne 

     

    Valère Novarina 

     

    Gina Pane

     

    Jack Pierson

     

    Julien Prévieux  

     

    Pascal Quignard

     

    Younès Rahmoun

     

    Jean Pierre Raynaud 

     

    Denis Roche 

     

    Georges Rousse

     

    Claude Rutault

     

    Sarkis  

     

    Jérôme Schlomoff

     

    Richard Serra 

     

    Philippe Sollers

     

    Jean-Paul Thibeau

     

    Philippe Thomas

     

    Wolfgang Tillmans

     

    Claude Viallat

    Carmelo  Zagari


    info capcMusée: http://www.capc-bordeaux.fr/programme/le-capc-40-ans

     

     

  • l'atelier schlomoff - 100 portraits et plus si affinités

    L'exposition à Monaco, avant & pendant...

    Visite en musique avec la composition de SMOOTH ONE pour "la chambre sténopé musicale"


    podcast

    schlomoff, direction des affaires culturelles de monaco, l'atelier schlomoff

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    "La chambre sténopé musicale" en construction

    schlomoff, direction des affaires culturelles de monaco, l'atelier schlomoff

    "La chambre sténopé musicale" - Monaco 05102012

    Musique originale, composée par Smooth One pour "la chambre sténopé musicale"
    podcast

    schlomoff, direction des affaires culturelles de monaco, l'atelier schlomoff

  • Exposition - "L'atelier schlomoff 100 portraits et plus si affinités"

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    Vernissage le 27 septembre 2012 à 18:00 h
     

    « Le portrait comme fondement de tous regards »

     J'ai commencé à faire des portraits  en 1982. Ce travail est pour moi la base fondamentale qui structure mon regard de photographe. Aller à la recherche du regard de l'Autre, renvoie à soi, à son propre regard. Cet échange se joue au plus profond de notre inconscient. Au-delà de la surface visible de l'être, au-delà des informations décodées par le conscient qui organise le paraître. En profondeur de regard, on accède aux informations secrètement enfouies dans la mémoire de notre propre inconscient. Le portrait est un fantastique catalyseur de nos émotions. Porter un regard sur l'autre apprend à regarder le monde qui nous entoure, renseigne sur les événements qui rendent sensibles notre regard. Faire le portrait de l'Autre, c'est faire le portrait de son propre regard à l'affût d'une vérité qui nous échappe à la surface lisse du conscient. C'est s'ancrer au plus profond de l'âme pour interroger la mémoire subconsciente qui agite nos sens. Faire des portraits, c'est tenter l'approche la plus fine d'une vérité inatteignable.

     

     Jérôme Schlomoff.


    COMMUNIQUE DE PRESSE

    « Passez me voir à l’atelier, je vous montrerai mon travail… »

     

    Cette exposition s’efforce de mettre en avant le parcours de trente années de portrait. C’est autour des portraits des lauréats de la Fondation Prince Pierre de Monaco, réalisés par Jérôme Schlomoff, chaque année depuis 2006, que s’organise l’histoire de ce parcours qui invite à la visite de l’atelier du photographe.

     

    Ici, l’espace d’exposition est détourné en atelier. Il n’est pas question d’une reconstitution de l’atelier, mais il s’agit plutôt de l’idée qu’on peut s’en faire et surtout de montrer ce qui se passe dans ce lieu si intimement associé à la création, afin d’en apprécier toutes les composantes, avec ses ramifications, ses développements, ses affinités

     

    Autour d’une sélection de 100 portraits, Jérôme Schlomoff nous ouvre ses archives personnelles, constituées de tirages argentiques de collection, de photocopies d’images de référence, de films sténopé, de textes et même de musique.

     

    -          Comme dans l’atelier où les tirages de collection sont présentés étalés au sol sur une bande de papier de fond blanc, les portraits sont posés à plat sur des planches à 50 cm du sol.

    -          Comme dans l’atelier où les murs servent à l’affichage d’images de référence ou de travail, des photocopies, en relation avec certains portraits, sont scotchées aux murs.

    -          Comme dans l’atelier, on peut visionner des films sténopé qui abordent le thème du portrait, ou s’installer à la table de lecture pour découvrir les liens qu’entretient le photographe avec les écrivains, autour de la question du portrait et de ses dérives entre la photographie & la littérature… C’est dans ce partage que Jérôme Schlomoff a invité l’écrivain & poète, Didier Arnaudet, à écrire pour chacun des 100 portraits, un texte bref, à la fois incisif et incertain, comme le fragment, l’éclat d’un récit, d’une fable, d’une anecdote, d’un souvenir ou d’un propos rapporté, détourné ou rêvé. Tous ces textes s'articulent autour d'une interrogation, d’une interpellation ou de l’appel infini d’une bifurcation, ce qui permet de donner une cohérence à des propositions très différentes, mais aussi d'entretenir une forme d'énigme permanente. La pratique du “vous” confronte à la tension provoquée par cette alliance singulière entre la distance qui libère, dénoue, et l’étrange proximité qui intrigue, dérange parfois. Il est difficile de savoir qui parle : Le modèle ? Le spectateur ? Le photographe ? Cette indétermination implique le regardeur dans l'image et le fragment d'histoire que le texte convoque. Il devient un élément actif, nécessaire du dispositif. Le décalage entre le texte et l’image, c’est la possibilité pour l’écrivain d’être au plus près de la démarche du photographe. C’est l’effet de fiction que tout cela déclenche qui motive cette rencontre entre l’écrivain et le photographe.

    -          Comme dans l’atelier où Jérôme Schlomoff bricole ses appareils et caméras sténopé, expérimente ses installations de chambre sténopé, et bien sûr, fait du labo, on pourra visiter la chambre sténopé, qui symbolise à la fois le laboratoire, et l’appareil photo. Le photographe a créé spécialement une installation sténopé qui place le visiteur à l’intérieur de l’appareil photo. La salle est plongée dans le noir. Juste un trou dans la fenêtre centrale, par lequel la lumière du jour qui s’y engouffre, projette dans tout l’espace (sol, murs, plafond) l’image du dehors à l’envers et inversée. Le port de Monaco se retrouve au plafond. Les nuages et le sommet de la colline se retrouvent plaqués au sol, la droite et la gauche s’inversent. Des écrans de papier calque sont placés dans l’espace, la lumière qui les touche matérialise une partie de l’image qui se projette, c’est un recadrage visible des deux côtés. Le photographe a demandé à Smooth One de composer un univers musical pour cette installation. C’est un développement des collaborations précédentes, où Jérôme Schlomoff avait confié la musique de ses films à Smooth One. Pour ce projet, le compositeur s’est inspiré des petits bruits mécaniques de la « vie de l’atelier », et plus spécifiquement du laboratoire, où se révèlent les images dans la pénombre…

     

    Enfin, une visite d’atelier se clôture souvent par quelques images emportées. Elles sont achetées, offertes ou confiées pour un quelconque usage, sous la forme de photocopies de travail, d’un book ou d’un cd. Dans le cadre d’une exposition, on peut repartir avec le catalogue ou des cartes postales. Ici, puisque nous sommes dans l’atelier, le photographe nous invite à constituer notre propre livre en écho avec l’exposition. Au centre de l’espace, sont placées 100 rames de 500 photocopies représentant les 100 portraits accompagnés des textes écrits par Didier Arnaudet. C’est un livre ouvert, « le chemin de fer » comme on dit dans l’édition, posé sur 4 tables à 50 cm du sol, entre lesquelles on peut se déplacer pour faire son choix. C’est gratuit, on peut prendre le nombre de photocopies qu’on souhaite, même les 100. On vous donnera une enveloppe pour emporter votre livre. La seule condition est de ne pas prendre plusieurs photocopies du même portrait.

     

    "L'atelier schlomoff 100 portraits et plus si affinités"

    100 portraits accompagnés de 100 textes de Didier Arnaudet

    150 photocopies de photographies en lien avec certains portraits présentés

    3 films sténopés

    1 salon de lecture

    1 projection numérique d'un portrait argentique

    1 installation chambre sténopé avec une musique de Smooth One


    Portrait de l'affiche : Leo Castelli - Marchand d'art - Paris 1986 © schlomoff.


     

  • CHANEL - Nouvel album photo -

    Dans la rubrique "Albums Photos" vous pouvez découvrir les photographies réalisées pour les 2 expositions CHANEL.

    English text at bottom of page


    CHANEL "l'art comme univers" au Musée Pouchkine à Moscou 2007

    commissaire d'exposition Jean-Louis Froment

    Pour cette exposition, les photographies ont été prises dans l'appartement de Mademoiselle Chanel à Paris pour illustrer, dans le livre, les 7 thèmes de l'exposition :

    Noirs - Venise - Sable - Rouge - Le Tweed - Les Tweeds - Bijoux de Diamants

    Ici, pour le thème : "Sable", la robe en jersey de Suzy Parker (1958) sur la chaise de travail de Mademoiselle Chanel, dans son appartement.

     

    14 copy.png

     

     

    CHANEL "Culture Chanel" au Musée d'Art Moderne à Shanghai 2011

    commissaire d'exposition Jean-Louis Froment 

    Pour cette dernière exposition, les photographies de l'album sont des diptyques d'images extraites des 10 films sténopés, tournés à Aubazine & dans l'appartement de Mademoiselle Chanel à Paris.

    Ces films courts illustrent les 5 thèmes de l'exposition :

    Origine - Abstraction - Invisible - Imaginaire - Liberté

    Les diptyques sont publiés dans le livre de l'exposition.

     

    Extrait - film sténopé 35mm - Thème Origine

    Dans ce film, on voit les chaises de l'église d'Aubazine balayées par le passage de la lumière au travers d'un vitrail, en relation avec la chaise de travail de Melle Chanel, sur laquelle se projette l'ombre, en forme de double "C", du balcon de l'appartement, 31 rue Cambon. Les 2 scènes sont reliées par une partie de la balade le long du Canal des Moines qui conduit l'eau à l'abbaye d'Aubazine, tel un fil conducteur entre Aubazine & Paris...


    Liens/links 


    CHANEL "L'art comme univers  " at the Pushkin Museum in Moscow 2007

    http://chanel-exposition.ru/fr/exhibition.html 

    Jean-Louis Froment

    http://chanel-exposition.ru/fr/froment.html

    CHANEL "Culture Chanel "at the Museum of Modern Art in Shanghai 2011

    http://cms.intra.mocashanghai.org/index.php?_function=exhibition&_subFunction=currentExhibition

    Chanel

    http://culture.chanel.com/

     

    English text

    Under the heading "Albums Photos" of this blog, you can discover the photographs taken for the 2 exhibitions CHANEL.

    CHANEL "L'art comme univers  " at the Pushkin Museum in Moscow 2007
    Curator Jean-Louis Froment.

    For this exhibition, the photographs were taken in the apartment of Mademoiselle Chanel in Paris to illustrate, in the book, the 7 themes of the exhibition:  

    Blacks - Venice - Sand - Red - Tweed - The Tweeds - Diamonds Jewelry

    Here, for the theme: "Sand", the jersey dress of Suzy Parker (1958) on the work chair of Mademoiselle Chanel in her apartment.

      ---------------------------------------

    CHANEL "Culture Chanel "at the Museum of Modern Art in Shanghai 2011
    Curator Jean-Louis Froment

     
    For this latest exhibition, the photographs in the album are diptychs of images, extracted from the 10 pinhole movies, shot in Aubazine & the apartment of Mademoiselle Chanel in Paris.  

    These short films illustrate the five themes of the exhibition:  

    Origin - Abstraction - Invisible - Imaginary - Freedom

    The diptychs are published in the exhibition book.

    Excerpt - 35mm Pinhole movie - Theme Origin

    In this film we see the chairs of the church of Aubazine swept by the passage of light through a
    stained glass  in connection with the work chair of Miss Chanel, on which casts the shadow in the shape Double "C" from the balcony of the apartment, 31 rue Cambon. The two scenes are connected by a portion of the walk along the Canal of monks who led the water to the abbey of Aubazine as a common thread between Aubazine & Paris.