Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

marbre

  • Musée de la Chasse et de la Nature - "Marbre" -

    Prochaine projection  - "Marbre" -

    Dans le cadre de l'exposition de Marc Couturier au Musée de la Chasse et de la Nature à Paris
    Auditorium de l'hôtel de Mongelas – 62, rue des Archives – 75003 Paris
    Entrée libre dans la limite des places disponibles

     

    Mercredi 13 juin 2012
    de 19 h 30 à 21 h 00
    "Voir e(s)t croire"
    Séance consacrée à Marc Couturier à l’occasion de son exposition* au musée. En la présence de Marc Couturier et de Jean-François Stévenin.
     
    Marbre
    (France, 2010, 8’)
    Réal. : Jérôme Schlomoff.
    Ce film (réalisé en sténopé) met en scène, en un plan fixe, Marc Couturier, “feuilletant” son oeuvre Marbre : soit 375 lavis à l’encre de chine sur papier bouffant, et autant de bouquets de fleurs. 


    Le passe-montagne
    (
    France, 1976, 110’)
    Réal. : Jean-François Stévenin.
    En panne dans la campagne jurassienne, Georges (Jacques Villeret), architecte parisien, est pris en charge par Serge (Jean-François Stévenin), un gars du coin. Face à cet homme rude, authentique et bricoleur, Georges oublie ses préoccupations et accompagne Serge dans son rêve fou : trouver l’inaccessible combe magique…

    schlomoff, marc couturier, paraiso, cnap, frac picardie, musée de la chasse et de la nature, film sténopé

    Images extraites du film sténopé 35mm. "Marbre", Amsterdam 2010.

     

    * Présentation de l'exposition

     

    Du 22 mai au 2 septembre 2012
    Marc Couturier, « Le troisième jour »
    Musée de la Chasse et de la Nature
    Hôtel de Mongelas - 62, rue des Archives - 75003 Paris
    Entrée comprise dans le billet du musée
    Entre prolifération et arraisonnement, l’œuvre profondément spirituelle de Marc Couturier investit la torpeur estivale du musée de la Chasse et de la Nature. Ainsi, l’artiste recouvre intégralement la salle d’exposition temporaire du musée d’un monumental dessin réalisé selon sa technique de la mine de plomb. L’espace ainsi métamorphosé en forêt-paysage renouvelle notre perception de ce territoire tour à tour familier ou anxiogène, entre mythe des origines et poétique contemporaine. C’est à un autre registre du paysage, plus introspectif encore, que l’artiste fait appel en présentant à proximité de cette forêt graphique l’installation de sa Barque de Saône et de ses Douelles de foudre. Composées de simple morceaux de bois patinés par le temps et l’usage, les Douelles conduisent à cet état méditatif qui seul autorise la perception des paysages « non faits de main d’homme » qui s’y cachent. Dialoguant avec l’accrochage rigoureux des salles du musée, l’installation Vous êtes ici se compose de cinq pieds d’orangers en bronze fichés dans des bacs de porcelaine. Il compose une cosmogonie paysagère à la fois poétique et raisonnée, métaphore positive de la situation de l’homme dans l’univers. Le caractère d’étrange domesticité du musée est, enfin, soulignée par la présence du spectaculaire tapis Aucuba, l’un des derniers tissages de la manufacture nationale de la Savonnerie, dans une mise en scène inédite.

    Infos http://www.chassenature.org/

    Lien permanent Catégories : Film 0 commentaire
  • "Marbre" - le film sténopé

    Nouveau film sténopé

    New pinhole movie - English version below French presentation -

    marbre-still_010011.jpg

    image extraite du film sténopé "Marbre" - 2010

     

    « Marbre »

    Un film de Jérôme Schlomoff

    Une œuvre de Marc Couturier

    Production

    Films de l’impatience & Paraíso production

    Avec le soutien du Centre National des Arts Plastiques

    Aide Image/Mouvement 2009

    Assistant à la réalisation

    Nicolas Fenouillat

    Note technique

    Film sténopé 35mm.

    Noir & blanc – muet.

    Durée 8’:13’’.

    Support de diffusion Beta Dig (format SD).

    ou fichier QuickTime HD.


    « Marbre » est une œuvre de l’artiste français Marc Couturier, de 1999, faisant partie de la série : « Redressement ».

    Elle se présente sous la forme de deux blocs de marbre de Carrare juxtaposés au sol (chacun au format 30X42 sur 12 cm de haut). Sur celui de gauche sont empilés 375 lavis à l’encre de chine sur papier bouffant (au même format 30X42).

    Accéder à l’appréhension intégrale de l’œuvre consiste à feuilleter ce « livre » de dessins représentant 375 bouquets de fleur dans leur vase. On comprend la difficulté de faire vivre au public cette expérience dans un musée.

    Ce film met scène, en un plan fixe, l’artiste entrain de nous offrir cette expérience. Son accomplissement filmé devient une performance éphémère de l’artiste ayant valeur de portrait de l’œuvre et de l’artiste.

    Note sur l’œuvre

    2 marbres de Carrare, « deux pierres tombales laissées pour compte chez un marbrier. J’ai fait retirer le nom gravé, sans vouloir le connaître. Je rends ainsi hommage à une personne anonyme, comme dans une sorte de « Redressement » empreint de gravité, au propre car le marbre est lourd, comme au figuré ». MC.

    marbre 02.jpg
    "Marbre" dans l'atelier de Marc Couturier - 2001

    375 dessins représentant chacun un bouquet de fleur dans un vase. Chaque bouquet et chaque vase est différent. Mais dans la répétition du geste, et avec l’aide des aléas propres au lavis, les mêmes images semblent resurgir, comme autant de fantômes qui hantent notre mémoire visuelle tel un « Memento mori »…

    marbre 01.jpg
    "Marbre" dans l'atelier de Marc Couturier - 2001

    L’expérience de feuilleter ces 375 bouquets de fleur, d’une pierre tombale à l’autre, évoque un sentiment de passage de la vie à la mort.

    Note sur le film

    « Le film crée la performance.

    Le film témoigne de la performance.

    Le film est performance ». J.S.

    Voir défiler, des mains de l’artiste, les 375 bouquets de fleurs, comme autant de portraits fantômes, d’une pierre tombale anonyme à l’autre, et à la cadence d’une image toute 4 les secondes, à cause de l’utilisation d’une caméra sténopé 35mm, tel est le postulat de départ.



    extrait du film sténopé : "Marbre" - 2010

    Ce film sténopé s’appuie sur ses propres contraintes techniques, et plus particulièrement celles liées à la notion d’espace / temps.

    Une fois l’œuvre installée au sol et le cadrage réglé, j’ai estimé le champ de vision du plan fixe (car il n’y a pas de viseur sur cette caméra).

    J’ai indiqué à Marc Couturier la trajectoire circulaire (de gauche à droite), qu’il devait suivre pour venir tourner les pages, et re-sortir du cadre, puis pour revenir de nouveau. Le tout, en me laissant le temps de capturer à la volée suffisamment d’images à chaque fois.

    J’ai demandé à Marc de faire tout ça lentement, afin de laisser une chance au film de capturer un peu de son image mobile, rendue fantomatique par les aléas de la lumière & du temps de pose. Puis nous avons commencé. Pour chaque exposition, je comptais 3 secondes à voix haute pour marquer la mesure*.

    Nous nous sommes arrêtés 2 fois 5 minutes, entre 14h00 et 19h00. La totalité du plan dure 59’’ et 19 images. Le montage final, résulte d’un ralenti à 14%, il dure 6’54’’ et 16 images (hors générique). C’est de cette contraction et dilatation du temps que naît la poésie de ce film, associée aux aléas des temps de poses dont on ne contrôle pas toujours l’effet sur les mouvements. Cette autre contrainte ressemble à celle de la technique du lavis où l’on ne contrôle pas toujours la propagation de l’encre de Chine, surtout sur un papier bouffant.

    ·* Note sur la performance de Nicolas Fenouillat.

    ·Lorsque je filme, j’ouvre et je ferme manuellement l’obturateur de la caméra en respectant le temps de pose, puis j’avance manuellement le film d’une vue etc… Pour compter 3 secondes il m’est plus facile de compter dans ma tête des hippopotames que de regarder ma montre, ou de manipuler en plus un chronomètre, afin de respecter la seconde. C’est le temps de prononcer le nombre de syllabes du mot « hi-po-po-ta-me » qui permet de respecter le temps d’une seconde. Pour ce tournage, j’ai compté à voix haute pour donner la cadence à Marc Couturier, ce qui veut dire que j’ai prononcé pour chaque image (soit 1494 fois): « 1 hippopotame, 2 hippopotames, 3 hippopotames », soit 4482 fois le même mot. Evidement, au bout d’un moment la langue fourche, ou l’on a tendance à écraser une partie de la prononciation, ou parce que la bouche s’assèche le mot « s’ensable »…

    De son côté, Nicolas Fenouillat** - un ami artiste et musicien - à qui j’avais demandé de bien vouloir m’aider à la réalisation de ce film, avait entre autres, l’ingrate mission de compter dans un cahier le nombre de vue réalisé. Il était condamné à tracer des bâtons, comme un prisonnier compte les jours sur les murs de sa cellule. Je ne le voyais pas directement, il était assis un peu en retrait sur ma droite. Mais je voyais qu’il n’arrêtait pas d’écrire par moments. Je me demandais bien ce qu’il pouvait écrire en plus des bâtons. A mon retour à Amsterdam il m’a envoyer par mail la copie des notes techniques, suivie de la liste de ce qu’il a entendu, à la place des hippopotames, à l’écoute de mon décompte parfois déformé…

    Lit au vietnam

    C'est pour Gotam

    C'est pour Batman

    one's upon a time

    lit au bottom

    livre au Potter

    livre au total

    lire au vietnam

    lit bogotan

    crois si notre dame

    effort à table

    en plusieurs étapes

    seconde de table

    énorme dame

    écran total

    niveau totem

    nouveau totem

    Nikko cartable

    pas possible

    éco normal

    impôt comptable

    zippo cota

    c'est redoutable

    dépôt comptable

    livre d'arme

    livre d'âmes

    livre d'art

    redoutable

    éco normale

    livre de femme

    école de Parme

    sur mon portable

    zippo aimable

    hyppocampe time

    Avec Marc Couturier, nous avons pensé que cette liste devait faire partie du film d’une certaine manière, comme un témoignage sur le film. Nous avons invité Nicolas Fenouillat à réaliser en retour sa propre performance en ouverture du film.

    Cette performance consiste en un solo de batterie composé et joué par Nicolas fenouillat, tout en disant à voix haute cette liste.

    Le rythme musical, faisant échos au rythme du tournage, donnera une autre dimension à la projection de ce film muet.

    L’énonciation de l’écoute déformée, faisant échos aux images déformées de la caméra sténopé, donnera une autre dimension poétique à la projection de ce film fantomatique...

     

    Infos Nicolas Fenouillat

    http://www.myspace.com/nedskrecords

    http://www.skrecords.org/

     

    English presentation

    “MARBRE”
    A film by Jérôme Schlomoff
    An art work by Marc Couturier

    Production : Films de l’impatience & Paraíso production. Supported by Centre National des Arts Plastique - commission Image/mouvement 2009.

    Assistant Nicolas Fenouillat

    Technical note
    Pinhole movie / 35mm / Black & white / Silent movie / duration 8’:21’’ / Year of creation 2010 /
    Screening format : Beta Digital.


    « Marbre » is a work of the French artist Marc Couturier, of 1999, belonging to the series:
    « Redressement » (Rectification).
    It is appeared as two blocks of Carrara marble juxtaposed on the ground (each one measuring
    30X42 on 12 cm in height). On that of left 375 washings with the China ink on puffing out paper
    are piled up (30X42 format).

    To reach the integral apprehension of work consists in dividing into sheets this “book” of drawings
    of 375 bunches of flowers in their vase. One understands the difficulty in making live with the
    public this experiment in a museum.

    This film puts to scene the artist spirit to offer this experiment to us. Its filmed achievement
    becomes a transitory performance of the artist having value of portrait of work and the artist.


    Note on work

    2 two tombstones of Carrara marble “left for account in a monumental mason. I made withdraw
    the engraved name, without wanting to know it. I pay homage to an anonymous person thus, as in
    a kind of « Redressement » (Rectification) impresses of gravity, with clean because the marble
    heavy, as in is illustrated”. Marc Couturier.

    375 drawings representing each one a bunch of flowers in a vase. Each bunch and each vase are
    different. But in the repetition of the gesture, and with the assistance of the risks specific to the
    washing, the same images seem to re-appear, as many phantoms which haunt our visual memory
    such a “Memorandum mori”…

    The experiment to divide into sheets these 375 bunches of flowers, from one tombstone to
    another, evokes a feeling of passage of the life to death.


    Note on film

    The film creates the performance.
    The film testifies to the performance.
    The film is performance.

    See to ravel, by the hands of the artist, the 375 bunches of flower, like as many phantom portraits,
    from one anonymous tombstone to another, and at the rate of an image all the 4 seconds, because
    of the use of a pinhole camera 35mm, such is the starting postulate.

    This pinhole movie is based on its own technical constraints, and more particularly those related to the concept of space/time.

    Once the work installed on the ground and set framing, I estimated the field of view of this fixed
    plan (because there is no viewer on this camera).

    I indicated to Marc Couturier the circular trajectory (from left to right), that it was to follow to
    come to turn the pages and to arise from the framework, then to return again, while leaving me
    time to capture, in same time, sufficient images each time.

    I asked Marc to do all slowly, in order to leave a chance at the film to capture a little bit of his
    mobile image, made ghostly by the risks of the light & the exposure time. Then we started. For
    each exposure, I counted 3 seconds with high voice to mark measurement. We stopped 2 times 5
    minutes, the totality of the plan holds on a 35mm reel of 30 meters.


    Lien permanent Catégories : Film 0 commentaire