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25.04.2006

"new york zéro zéro" le film à la radio

http://www.photographie.com/?evtid=109102&secid=1&rubid=246

Mat ou brillant - 9 mai 2006
Une émission de Natacha Wolinski réalisée par Angélique Tibau

tv-radio : Le mardi 09 mai 2006

de 22h30 à minuit

France Culture - 93,5 FM
116 avenue du Président-Kennedy
75786 Paris Cedex 16
France

Exposition : Magritte et la Photographie
Dans le cadre de l'exposition -L’esprit du Nord-
Du mercredi 15 mars 2006 au dimanche 11 juin 2006
MEP - Maison Européenne de la Photographie - 75004 Paris

A l’occasion de l’exposition " Magritte et la photographie " qui se tient, jusqu’au 15 juin, à la Maison européenne de la photographie à Paris, rencontre avec Patrick Roegiers, commissaire de cette exposition qui présente quelque 250 tirages. " Il ne s’agit pas de dire que Magritte a fait une oeuvre photographique, précise d’emblée Patrick Roegiers, mais qu’il a travaillé toute sa vie avec la photographie ". Parcours dans l’oeuvre et la vie d’un artiste qui a multiplié les autoportraits en chapeau-melon. 



New-York, ville photogénique par excellence, Mi photographe, mi-cinéaste, Jérome Schlomoff a vagabondé dans la ville avec un drôle d’appareil en main, une caméra-sténopé qui conjugue le déclic de la photo et les 24 images secondes du cinéma. Il s’est promené six mois avec son œil de verre et en a ramené un film intitulé " New-York zéro zéro ". Ce film est projeté jusqu’au 31 mai à la galerie Jousse Entreprise , 24 rue Louise Weiss dans le 13è à Paris. Il sera également projeté le 4 mai à 20h30 au MK2 Beaubourg et présenté dans le cadre du festival photo et vidéo de Biarritz qui se tient du 13 au 21 mai.  

photographie.com : 2006-05-09

19.04.2006

Exposition - Projection

GALERIE JOUSSE ENTREPRISE 29 AVRIL / 31 MAI 2006

Jérôme Schlomoff
new york zéro zéro
30 avril 2006 - 31 mai 2006
Vernissage, samedi 29 avril, 16-21 h.
La galerie Jousse Entreprise est heureuse de présenter une exposition du photographe
et réalisateur Jérôme Schlomoff.
L’exposition présente le film new york zéro zéroainsi qu’ une série de 10 photographies tirées
du film.

new york zéro zéro, 2006
film sténopé, 35 mm, noir & blanc
monologue original & voix: François Bon
musique originale: Smooth one
durée: 21 min.

“On marche. Ce que serait la ville : cet enfoncement. Si tout dans la ville bute sur le présent pour son sauvetage.
On marche. Au-dessus très loin est le ciel. Nous sommes la surface humaine, protégée par ces élévations dont nous
arpentons les saignées. La ville comme levée d’images : géométries pures, théâtre provisoire, dans l’abstrait de la ville le présent est nu. Des hommes le désarroi nu où se chercher soi-même".

extra it du monologue écr it par François Bon pour le film new york zéro zéro


Jérôme Schlomoff est né en 1961, il vit et travaille à Paris et Amsterdam. ses expos itions et
projections récentes incluent Rencontres Internationales Paris/berlin, Paris, 2003; Ant hology Film
Archives, New York, 2003; Centre National de la Photographie, Paris, 2003; Hayward Gallery ,
Londres, 2004; festival des Cinémas Différents de Paris, paris, 2005; Louis Vuitton Cup Act IV & V,
Valencia, 2005; festival du film court de Pantin, Paris 2006; Fondation Agentur, Amsterdam, 2006

new york zéro zéro a bénéficié de l’aide de l’AFAA dans le cadre de la Villa Médicis hors les murs, New York 2003, du
CNC aide au cinéma exprérimental, Paris 2005 et de Procirep, Paris 2005. Produit par Jérôme Schlomoff et NathalieTrafford.

24 et 34 rue louise weiss - 75013 paris
téléphone 01 53 82 10 18 - fax 01 53 82 13 63 - art@jousse-entreprise.com
www.jousse-entreprise.com

14.04.2006

Portrait

Jean-Michel Basquiat 10 février 1988, Paris.

« Le portrait comme fondement de tous regards »

Jérôme Schlomoff.


J'ai commencé à faire des portraits d'artiste en 1984. Ce travail est pour moi la base fondamentale qui structure mon regard de photographe. Aller à la recherche du regard de l'Autre, renvoie à soi, à son propre regard. Cet échange se joue au plus profond de notre inconscient. Au-delà de la surface visible de l'être, au-delà des informations décodées par le conscient qui organise le paraître. En profondeur de regard, on accède aux informations secrètement enfouies dans la mémoire de notre propre inconscient. Le portrait est un fantastique catalyseur de nos émotions. Porter un regard sur l'autre apprend à regarder le monde qui nous entoure, renseigne sur les événements qui rendent sensibles notre regard. Faire le portrait de l'Autre, c'est faire le portrait de son propre regard à l'affût d'une vérité qui nous échappe à la surface lisse du conscient. C'est s'ancrer au plus profond de l'âme pour interroger la mémoire subconsciente qui agite nos sens. Faire des portraits, c'est tenter l'approche la plus fine d'une vérité inatteignable.

Voir album portrait / see portait album

« The portrait as the foundation of all eyes »

Jérôme Schlomoff

I started doing artist portraits in 1984. For me this work is the base that structures my photographer’s eye. The search for the other’s gaze echoes one’s own. This exchange occurs in our deep sub-conscience. Over and above the visible surface of the being, over and above information decoded by the conscience that organizes appearances. In the depth of the eyes one has access to information secretly buried in our own sub-conscience. The portrait is a fantastic catalyst of our emotions. To throw one’s gaze upon another is a lesson in watching the world around us, is an education on the events that sensitize our gaze. To do the portrait of the Other is to do the portrait of one’s own gaze looking out for a truth that escapes us on the smooth surface of our conscience. It is to anchor oneself to the deepest recesses of the soul in order to question the sub-conscious memory that agitates our senses. To do portraits is to try the finest approach of an unreachable truth.

Histoire de la caméra sténopé 35mm en carton



Au départ, je voulais faire des films, mais je n'avais pas de caméra. Alors, J'ai décidé de m'en construire une à partir du principe de la caméra obscura.

La carton

Cette première caméra, je l'ai faite entièrement en carton. Une simple boîte dans laquelle je mets des bobines de film photographique 35mm de 36 vues (correspondant à une durée filmée d'environ 3 secondes par bobine). L'objectif est remplacé par une fine plaque de laiton percée d'un minuscule trou. La lumière qui entre dans la chambre noire de la caméra, par ce trou, projette sur le film l'image du dehors inversée. Je laisse poser le temps nécessaire (entre 2 secondes et 4 minutes) pour chaque vue. Puis, j'avance le film d'une vue à l'aide d'une manivelle en plastique qui entraîne l'axe de la bobine. Un petit ressort, le long de la bande perforée, me permet de compter le nombre de perforation qui défile au moment où j'avance le film. Ainsi, tout les quatre "clic", je sais que je viens d'avancer d'une vue. Enfin, je développe le film négatif en procédant à une inversion physique à la lumière. J'obtiens un rush original positif. Une fois le télécinéma réalisé je fais un montage (numérique, image et son) qui sera kinescopé.



La FM35"S bi objectifs

Par la suite, j'ai trouvé à la brocante du club photo de Fleury-Mérogis, un vieux chargeur de caméra 35mm en aluminium, que j'ai acheté 15 €. Je l’ai fait modifier pour pouvoir avancer le film vue par vue manuellement. J'ai remplacé le volet qui protège le film de la lumière par une platine sur laquelle est fixée la plaque sténopé. Ce chargeur peut contenir 30 mètres de film en 35mm, soit 1 minute de film. De plus, cette caméra est bi objectif, il suffit de retourner la platine porte objectif pour gagner 3mm de distance focale, on passe d’un 50mm à un 20mm. J’ai baptisé cette caméra la Fleury-Mérogis 35mm Sténopé.

Le résultat de l'utilisation d'une telle caméra entraîne le regard vers une vision poétique du monde ainsi observé. Notre certitude, à voir le réel, est constamment remise en question. Nous ne sommes plus tout à fait certain de voir une vérité solidement ancrée dans notre mémoire.

Ce qui m'intéresse ici, c'est de travailler sur la fragilité de l'image, afin de fragiliser nos propres certitudes. Le regard cinématographique que je porte s'attache à donner une autre vision de l'humain qui arpente la ville, et de son empreinte dans des lieux qu'il a abandonné depuis longtemps, comme les friches urbaines, industrielles et les campagnes désertées. Je m’implique dans une démarche solitaire libre de mon désir de filmer tel plan. C’est dans la lenteur de ce travail que s’assemblent les fragments de poésie que nous révèle la ville. Sans cesse je pose à mon regard la question : « comment habiter la ville aujourd’hui ?»

Voir aussi Album "new york zéro zéro" film tourné avec la FM35"S



The story of the 35mm pinhole cardboard camera

At first I just wanted to make movies but I didn't have a camera so I decided to build myself one, using the concept of the camera obscura.

I made my first camera entirely out of cardboard. A simple box, in which I placed a roll of 35mm, 36 exposures photographic film (about 3 seconds of film). I replaced the lens with a sheet of brass with a minuscule hole in it. Light would enter the black box of the camera through this hole, projecting on the film an inverted image of the outside. I let the film expose to the light for an appropriate amount of time (between 2 seconds and 4 minutes) for each shot. Then I moved the film forward with a plastic handle that was attached to the axis of the roll of film. A little spring on the edge of the perforated strip of the film would let me count the number of perforations that moved as I forwarded the film. This way, every four clicks I knew I had a new still. Eventually I had this negative film developed in a process that physically inverted the light. I had an original strip of 35mm film, which I could then edit.




I later found in a second hand store, in Fleury-Mérogis, an old aluminum (charger) of 35mm film which I bought for $15. I had it altered so that I could forward the film manually, frame by frame. I replaced the shutter with the pinholed sheet of brass. This (charger) can contain 100 feet of 35-mm film. I had nomed this camera : Fleury-Mérogis 35’’S (FM35’’S).

The use of this camera produces a poetic vision of the world before us. Our certainties regarding reality are called into question. We are no longer sure whether the reality that is anchored in our memories is the one that we are seeing.

What interests me here is to explore the fragility of the image in order to weaken our certitudes. My cinematic vision offers a different image of the human who treads the city and of his imprint on the places that he has abandoned long ago such as urban and industrial fallows and the deserted countryside.

Jérôme Schlomoff.

"new york zéro zéro" un film sténopé 35mm



new york zéro zéro

Synopsis

New York, mars 2003, j’allume sans doute pour la dernière fois de ma vie la télévision. Je regarde et j’écoute George Bush dans l’exercice très officiel de déclaration de guerre à l’Irak.

A ces images télévisuelles, qui se propagent autour du monde à vive allure, répondent celles que je filme de New York, avec la lenteur de ma caméra archaïque. Mon regard arpente un monde dévasté, déserté à l’annonce d’un grand cataclysme...

Je filme image par image mon errance dans la ville, jusqu’au moment où je fais la rencontre de Jerzy W. Sulek (architecte), qui vit dans son pick-up stationné devant son terrain à bâtir (seul bien qu’il lui reste d’une autre vie), il nous livre son regard sur la question "comment habiter la ville aujourd’hui ?".

new york zéro zéro

Synopsis

Movie realized in New York and surroundings. My regard paces the desert city, under snowstorm.
I am questioning « How live the city nowadays ? ».

Production Films de l’Impatience – Paraíso Production Diffusion. Sponsored by AFAA program (Villa Médicis hors les murs New York) & Centre National de la Cinématographie.

Pinhole movie 35mm.
Pinhole movie camera F-M35"S. B & W. Sound.
Laboratory Noircissement Direct Jean-Luc Piété.
Text & voice François Bon.
Music composed and preformed by Smooth One.
Duration 20'.


Collaborations

François Bon a écrit un monologue original pour témoigner de la colère contenue dans cette question. J’ai demandé à François Bon de lire ce monologue pour donner une voix à Jerzy W. Sulek.

Smooth One a composé la musique originale du film en intégrant les bandes son que j’ai enregistré à New York durant le tournage. Mourad Baali est venu jouer de la basse à six cordes.

Jean-Luc Piété a fabriqué un révélateur spécialement adapté à la séquence de développement de ce film. Je lui ai demandé avec la même complicité de réaliser les tirages de collection présentés avec le film.

Production

Jérôme Schlomoff & Nathalie Trafford - Paraíso Production Diffusion -

Aides

Villa Médicis hors les murs, New York 2003 – AFAA.
CNC Aide au cinéma expérimental - Paris 2005
Procirep - Paris 2005.


Fiche technique

Film sténopé 35mm.
Noir & blanc – 21 minutes
Monologue & voix François Bon
Musique Smooth One
Basse Mourad Baali
Mixage Simon Derasse
Son Dolby stéréo
Format image 1 : 66
Laboratoire Noircissement Direct Jean-Luc Piété
Montage Jérôme Schlomoff. Consultant montage Karim Alliane
Kinescopage Jean-Paul Musso - ANCOR -
Chargé de production Sébastien Conche
Production Jérôme Schlomoff & Nathalie Trafford - Paraíso Production Diffusion -

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